L'ANCIEN BASSIN À FLOT, au nord de l'avant-port, avec lequel il communique par une écluse de 20 mètres, garnie de portes de flot et surmontée d'un pont tournant, a 291 mètres de longueur sur 217 mètres de largeur. Cette dépendance de plusieurs siècles aux grandes décisions des pouvoirs publics et à l’industrie nucléaire provoque une profonde crise économique avec la fin de la guerre froide. Le 15 novembre 1999, les conseils municipaux des deux communes confirment le vote, aboutissant le 1er mars 2000 à la fusion effective. « Il était une fois Cherbourg - En quarantaine ». En effet, un rapport de 1954 évalue à 1 000 le nombre de familles vivant dans des taudis, et réclame 1 500 logements. La ville doit faire à une crise du logement due au boum démographique. Le 10 avril 1912, le voyage inaugural du Titanic fait escale à Cherbourg, où débarquent 24 passagers et embarquent 274 autres. Jean-Baptiste Le Carpentier est envoyé le 19 septembre à Cherbourg par le Comité de salut public comme représentant du peuple. À cette époque, Cherbourg nous est décrite par Gilles de Gouberville comme une ville fortifiée de 4 000 habitants, protégée par des ponts-levis aux trois portes principales, gardées en permanence et fermées du coucher du soleil jusqu’à l’aube. À l'intérieur, on doit visiter une magnifique salle d'armes, où l'œil est ébloui par l'éclat des fusils disposés avec un ordre parfait sur leurs râteliers, et où les pistolets, poignards, sabres et haches d'abordage forment les dessins les plus corrects et les plus capricieux. En parallèle, la grande surface d'eau dédiée à protéger des navires de guerre qui n'existent plus accueille les paquebots de l'épopée transatlantique reliant l'Europe du Nord à la côté est des États-Unis[1]. ». En un mois, les troupes américaines du Fourth Major Port of Embarkation et celles françaises du Corps des Transports remettent en état le port, complètement rasé par les Allemands et les bombardements, qui peut alors accueillir les premiers liberty ships. La Cité de la Mer a été complétée par l’accueil régulier de manifestations sportives, comme la Solitaire du Figaro et la Tall Ships' Race, et prochainement la Sol’Océane[44]. Alcatel devient alors le deuxième employeur de la région[41]. Ce nouveau projet entraîne l’évolution de l’arsenal, qui travaille désormais la matière nucléaire, et la ville s'approprie le projet gaulliste, malgré une tradition politique de gauche[41]. En 1429, encouragé par le récit des victoires de Jeanne d'Arc, un chanteur ambulant, Phélippot le Cat, tente de libérer Cherbourg avec l’aide de révoltés réfugiés dans la forêt de Brix, et les défenseurs du Mont-Saint-Michel. Ces cales sont séparées par une belle forme de radoub. Cherbourg est l'une des trois bases navales de France métropolitaine avec Brest et Toulon, même si avec le départ de la flottille du Nord (FLONOR), Cherbourg a perdu de son importance comme port d'attache. Le traité d'Arras confirme en 1435 la possession anglaise. Le 7 novembre 1999, un référendum est organisé auprès des 55 000 électeurs de ces six communes. Flashmob à l\'hôpital Pasteur de Cherbourg. Effectivement, ville ouvrière et bourgeoise, Cherbourg accueille favorablement la Révolution. La dernière modification de cette page a été faite le 15 décembre 2020 à 14:37. L'antique Coriallo des Unelles, présente sur la table de Peutinger (v. 365) et citée dans l’Itinéraire d'Antonin et la Gesta de Fontenelle (« In pago Coriovallinse », 747-753), latinisée ensuite en Coriallum, est localisée par Robert Lerouvillois, entre Cherbourg et Tourlaville, sur les Mielles. Ils reprennent à la demande du Premier consul Bonaparte en 1803 (décret du 25 germinal an XI), avec pour objectif l'invasion de l'Angleterre. Histoire de Cherbourg à travers ses rues (Conférence donnée à Cherbourg le 23 janvier 1966) Cherbourg, pour beaucoup, c'est la ville actuelle, son port moderne, cet ensemble en irritant boule¬ versement, cette chaudière en fusion depuis la der¬ nière guerre surtout, dont doit sortir la … En février 1378, il cède le château pour trois ans à Richard II d'Angleterre, en échange d’une troupe de 1 000 hommes (500 archers et 500 hommes d’armes)[13] et de 22 000 marcs d’argent, se gardant toutefois la seigneurie[5]. À la Libération, l’économie locale reprend rapidement ses droits. Plus qu’un guide souvenir, cet ouvrage, réalisé par l’équipe de La Cité de la Mer, reprend les thématiques du parcours permanent, tout juste un an après son inauguration. Cherbourg est rendue à la France par les Américains le 14 octobre 1945. Malgré l’importance prise par la ville en quelques années, sa population n'est pas représentée lors des États généraux de 1789 ; elle y envoie cependant un député extraordinaire, Victor Avoyne de Chantereyne, qui obtient la nomination de Cherbourg comme chef-lieu de district[25]. Dès lors, le trafic du port double, atteignant 600 000 tonnes en 1918. 1,0 et 1,1 « Cherbourg à travers ses enseignes », La Presse de la Manche, 23 février 1973. Jusqu'au milieu du 18e siècle, assure, Camille Théodore Quoniam, « … Dix mois plus tard, le bateau d'un autre souverain déchu, Pierre Ier du Brésil, mouille au même endroit[5]. May 19, 2016 - Les défenses du port de Cherbourg - tirage collector 250 ex Le port de Cherbourg La forteresse - Festung Cherbourg (l'organisations militaire et les structures de défense) La défense du port de Cherbourg. Découvrir le port de Cherbourg. Les stocks de poudre explosent, les corps des marins et les débris jonchent la plage et les rues de la ville, tandis que le toit de la basilique de la Trinité est soufflé par l’explosion du Triomphant[24]. L'AVANT-PORT a été creusé dans le roc vif et n'a pas demandé moins de dix années d'un travail soutenu, avant de pouvoir être inauguré, cérémonie qui eut lieu le 27 août 1813, en présence de l'impératrice Marie-Louise. En 1776, à la demande du Roi, une commission – sous l’égide de Suffren, réunissant notamment Dumouriez, futur gouverneur de la place, et le capitaine de vaisseau et hydrographe La Bretonnière – est chargée de choisir entre Cherbourg, Ambleteuse et Boulogne le port stratégique pour la défense des côtes de la Manche[27]. Vauban inspecte les ports de la Manche en 1680 et remet un mémoire au Roi en 1686, préconisant de renforcer la fortification de Cherbourg et de porter la capacité du port à 40 navires de 300 à 400 tonneaux et autant de frégates de 20, 30 et 40 bouches à feu. La légende transatlantique est également alimentée pendant plus d’un demi-siècle et jusqu'à l'essor du trafic aérien, par les majestueux paquebots que sont le Queen Mary, le Queen Elizabeth et le Normandie, et par ses passagers, stars d’Hollywood, (Liz Taylor et Richard Burton, Orson Welles, Rita Hayworth, Charlie Chaplin, Burt Lancaster…) et artistes européens (Salvador Dalí, Fernandel, Greta Garbo…). La dernière modification de cette page a été faite le 15 octobre 2020 à 15:25. En 1739, les ingénieurs Hüe de Caligny, directeur en chef des travaux publics de la province de Normandie, et de Caux, ingénieur en chef, entreprennent pour 560 000 livres, le creusement d’un port de commerce (aujourd'hui au niveau de la place Divette), avec la construction d’une écluse, d’un pont tournant, d'une jetée de chaque côté du chenal et de quais. Pour lutter contre les risques d’épidémies, un conseil de santé est mis en place en octobre 1800, et la quarantaine est décrétée pour tous les navires à risque[29]. Elle est citée à l’ordre de l’armée le 2 juin 1948 et reçoit la Croix de guerre avec palme : « Ville patriote qui a joué un rôle considérable dans les batailles menées en 1944 sur le front occidental, libérée les 26 et 27 juin par les troupes de la première armée américaine, s'est aussitôt mis au travail avec ardeur ; ses spécialistes, ses ouvriers de l’arsenal et ses dockers aidant les Américains ont permis l’utilisation rapide du port, malgré les dégâts qu’avaient subis ses installations, les épaves échouées dans les passes, et les mines qui y pullulaient, a été pendant des mois le déversoir en hommes et en matériel de tout le potentiel de guerre américain. Partis pour certains de la gare de Paris-Saint-Lazare à 9 h 40 et arrivés à 15 h 30, ils montent à bord des transbordeurs dont le Nomadic à 17 h 0, et le Titanic appareille à 20 h 10[37]. En 1831, les électeurs choisissent Armand de Bricqueville, fidèle colonel des dragons napoléoniens, comme représentant à la Chambre des députés ; à sa mort (1844), la ville lui offre des obsèques populaires et finançant l’année suivante un buste installé sur les quais. Jusqu'alors, l'hospice, bâti près du ruisseau de la Bucaille vers 436 par saint Éreptiole, vivait de dons privés[11]. Elles sont elles-mêmes protégées par de nombreux ouvrages avancés, et par une large fosse que la mer emplit à chaque marée. Deux jours après les premiers bombardements, l'armée allemande arrive le 17 juin 1940 à Cherbourg. Les travaux du port provoquent la densification et l’étalement de la ville, et l’enrichissement de la bourgeoisie locale. Ensuite, face à la manne d’emplois que représentent ces projets et à la validation des ceux-ci par François Mitterrand en 1981, la contestation décline. Neuvième port français en 1870, Cherbourg devient à la veille de la Première Guerre mondiale le troisième accueillant jusqu'à 1 500 passagers et 600 000 sacs postaux en un jour[37]. Ces navires avaient été rejoints par l'escadre venant de Brest comprenant le Charles Martel, le Jean-Bart, le Descartes. On franchit le fossé au moyen d'un pont-levis, et on arrive en présence d'une haute muraille, qui englobe les divers édifices maritimes, les ateliers, les cales de construction et les bassins, interdisant ainsi l'accès du port à toute personne étrangère à la marine, et non munie d'un permis de circulation[2]. À l'extérieur et au sud des remparts, le faubourg, le long de la Divette, était fréquenté par les matelots[18]. Après un rapide développement dans la première moitié des années 1990, le site universitaire connaît aujourd'hui de nouvelles extensions, avec l’édification de nombreux équipements sur le campus – comme une bibliothèque universitaire et des bâtiments et installations à vocation sportive – confortant la position de Cherbourg comme second pôle universitaire de Basse-Normandie. Richard III renforce les fortifications du site, avec celles des autres grandes places fortes du Cotentin, face aux menaces anglaises[8]. Par deux fois, le drapeau rouge flotte sur la sous-préfecture. Les travaux de la digue centrale, interrompus à nouveau entre 1813 et 1832, ne sont terminés que sous Napoléon III, en 1853, tandis que les digues de l’Ouest et de l’Est sont achevées en 1895. Le port Chantereyne gagné sur la mer, la place Divette et le boulevard Schuman créés à l’emplacement des anciens champs de foire modifient la physionomie de la ville, alors que les autres villes de l’agglomération se densifient. Navires, remorqueurs, grues et autres engins sont jetés à l’eau dans les bassins et dans la rade et le port devient inutilisable. La flottille de la Manche (Flomanche) est dédiée à la surveillance de la Manche et de la mer du Nord. Cherbourg, place forte depuis l'époque romaine, fut l'une des forteresses les plus solides de la guerre de Cent Ans.Mais la cité ne dispose jusqu'au XVIII e siècle que d'un port d'échouage, aux faibles activités commerciales et sans aménagement militaire.. La bataille de Cherbourg doit donner aux Alliés un soutien logistique pour le ravitaillement humain et matériel des troupes. Jean V de Bueil, fait amiral de France après la mort lors de ce siège de Prigent de Coëtivy, reçoit le gouvernement de la place. Après de multiples reports1, ce projet disparaît au profit dautoroutes de la mer en partenariat au sein de l'Ena (Eurocoast Network Association), avec les ports européens de Cuxhaven (Allemagne), Ostende (Belgique), Rosslare (Irla… Mais les crédits s'épuisent rapidement, ne permettant l'immersion que de 18 cônes lorsque les travaux sont interrompus par la Révolution française. Après avoir d'abord laissé faire les agitateurs, Dumouriez forme dans la nuit la milice nationale qui arrête entre 150 et 300 pillards (en fonction des sources). Par le décret du 25 germinal an XI (1803), il charge l’ingénieur Cachin du creusement de l’avant-port militaire, qu’il qualifiera de lac de Moeris (inauguré le 27 août 1813 par l’impératrice Marie-Louise), et décide de la construction du nouvel Arsenal. Les troupes américaines encerclent la ville le 21 juin. Le besoin de reconstruction est limité, puisque les destructions se sont principalement concentrées sur le port militaire et à ses alentours, comme l’abbaye du Vœu. 2:02. Le grand brassiage du port (entre 6 et 13 mètres, quand Southampton dispose de moins de 10 mètres de profondeur), la rareté des brumes, la sûreté des côtes, et la facilité de chargement ou déchargement, sont autant d’avantages techniques offerts par la ville, dans une concurrence où la rapidité est primordiale. Plusieurs associations humanitaires et anti-racistes, ainsi que le député-maire Bernard Cazeneuve, dénoncent l'inaction du gouvernement vis à vis de cette problématique, ce dernier ayant simplement envoyé une compagnie de CRS sur le port. Dumouriez et le chef du génie Decaux conseillent quant à eux une rade plus courte, allant en droite ligne de l’île Pelée et la pointe du Homet comme préconisé par Vauban, avec une passe centrale unique et mettant l’accent sur les défenses militaires. Abîmés lors de la bataille de Barfleur et sans aucun port pour les protéger, trois des navires de la flotte s'abritent dans la baie de Cherbourg sous la protection de l’artillerie et la mousqueterie du fort du Gallet, construit deux ans auparavant par la milice bourgeoise : le Triomphant s'échoue à l’entrée du port, l’Admirable sur les Mielles, et le vaisseau amiral Soleil Royal sur la pointe du Homet. Sortent alors de terre la cité du Casino en 1957 et la cité Fougère en 1958, puis en 1959 l’ensemble de l’Amont-Quentin, de Charcot-Spanel et la cité Chantereyne qui doit accueillir les familles des ingénieurs et officiers travaillant à l’arsenal[43]. Située sur les côtes de la Manche à la pointe du Cotentin, à proximité des îles anglo-normandes, la commune déléguée de Cherbourg-Octeville est une ville où il fait bon vivre. Il faut attendre à la mi-août pour que le port soit en partie utilisable. Les ouvriers et les marins, venus de partout en France, acquièrent une importance grandissante dans la ville et dans le Cotentin qui assiste à l'exode de la population agricole vers le milieu urbain. En entrant dans le port militaire, on est frappé de la sévérité que présente l'ensemble des différents établissements de la marine. Bertrand Du Guesclin assiège vainement la cité cette même année et, après plus de six mois, retire ses troupes sur Valognes, Montebourg, Saint-Sauveur-le-Vicomte, Carentan et Saint-Lô. Par sa position stratégique, à la fois clé du Royaume avec Calais pour les Français et tête de pont de l’invasion pour les Anglais, la ville est très disputée durant la guerre de Cent Ans. Jean-Pierre Buisson, « La Marine ouvre ses terrains au privé », Dernière modification le 15 décembre 2020, à 14:37, Liste des sous-marins construits à Cherbourg, L'arsenal devient l'épine dorsale de Cherbourg, Journée « portes ouvertes » de la base navale de Cherbourg, Ports d'attache des bâtiments de la Marine nationale en 2008, Société nationale académique de Cherbourg, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Port_militaire_de_Cherbourg&oldid=177660782, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, le patrouilleur de surveillance des sites, les patrouilleurs de la gendarmerie maritime, le bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution affrété par l'état. After the German occupation and bombardment of the tram depot, the use of buses took over, and it was not until 1962 that the network had several lines. Les croisières de tourisme remplacent partiellement les traversées d'émigrants, jusqu'après la Seconde Guerre mondiale avec notamment les anciens GI revenant en famille sur les plages du débarquement de Normandie[37]. La dernière gare transatlantique du monde, au style Art déco, a été réhabilitée pour accueillir la Cité de la Mer, musée sur l’étude océanographique ouvert en avril 2002, pour la visite du Redoutable, avec un aquarium géant. C'est un lieu de pénitence à l'usage des officiers, satiriquement nommé l'Amiral. Tout à côté s'élève une construction dont l'aspect lugubre est en rapport avec la destination : c'est en effet la maison de détention et la prison disciplinaire. Alors que la pêche se relance, les chantiers navals (Doucet, Bellot, J. Hamel) rouvrent. Le lendemain, le conseil municipal déclare Cherbourg « ville ouverte » et le général Rommel reçoit la reddition de la place des mains du préfet maritime, le vice-amiral Le Bigot, qui a pris le soin de détruire auparavant les trois sous-marins en construction à l'arsenal : le Praya, le Roland Morillot et la Martinique[4]. Port de Cherbourg SAS est une société de droit privé dont les actionnaires sont la Chambre de Commerce et d’Industrie Ouest Normandie et Louis Dreyfus Armateurs. Le 24 décembre 1944, le paquebot belge Léopoldville, chargé de 2 237 soldats américains de la 66e division d’infanterie, les Black Panthers, est torpillé par un sous-marin allemand au large de Cherbourg. Le dénuement et un état sanitaire dramatique provoquent la mort de nombreux réfugiés. F. Patard et J. Lavalley, « Cherbourg en marche vers le futur ». Leur charpente, d'un travail remarquable, repose sur des piliers de granit d'environ 30 mètres de hauteur. L'essentiel du transit transmanche se fait entre Barfleur et Southampton, Ouistreham et Hastings, Dieppe et Douvres. Choquet de Lindu, directeur du génie maritime, privilégie dans le second la construction d'un arsenal de première classe à la Hougue. Privilégiant la Hougue pour bâtir un port militaire d’envergure, il envisage toutefois de fermer la rade de Cherbourg par deux digues, l’une de 200 toises partant du Homet, l’autre de 600 toises partant de l’île Pelée, capables d’abriter une dizaine de vaisseaux[22]. Dans un écrin de verdure baigné par la douceur du Gulf Stream, Cherbourg-en-Cotentin est une ville véritablement ouverte sur la mer. « Mai 68 dans les colonnes de La Manche libre ». Au XIIIe siècle, Barfleur perdant de son poids après le naufrage de la Blanche-Nef, Cherbourg devient le port de transit des troupes d’Henri II d'Angleterre[4]. Après de furieux combats de rue et les tirs nourris des cuirassés contre les batteries allemandes le 25 juin, après une âpre résistance du fort du Roule, le général Karl von Schlieben, l’amiral Walter Hennecke et 37 000 soldats se rendent le 26 à 16 h au général Joseph Lawton Collins. La ville est saccagée en 1284 et 1293, l’abbaye et l'hôtel-Dieu pillés et incendiés, mais le château, où la population est retranchée, résiste. Le lendemain, le conseil municipal déclare Cherbourg « ville ouverte » et Erwin Rommel reçoit la reddition de la place des mains du préfet maritime, le vice-amiral Le Bigot, qui a pris le soin de détruire auparavant les sous-marins en construction à l'arsenal : le Praya et le Roland-Morillot. À la suite de la mort d’Henri Ier en 1135, et de la dépossession du trône d'Angleterre de Mathilde par Étienne de Blois, Cherbourg est assiégée par les troupes du comte de Boulogne en 1139, et ne se rend qu'après deux mois de résistance avant d'être reprise par Geoffroy d'Anjou en 1142. Mais on préfère le projet innovant de Cessart consistant une digue à claire-voie, par l'immersion de 90 cônes de bois lestés de pierres, de 30 mètres de diamètre à la base et 20 mètres de hauteur. Les travaux de fortifications et d’aménagement du château débutent l’année suivante mais ses opposants, dont Louvois, parviennent en décembre 1688, par crainte des attaques anglaises et par jalousie, à convaincre le Roi d’arrêter les travaux. Un an après l’inauguration du sous-marin par De Gaulle, la ville, qui n'a pas d’université, vit essentiellement les événements de mai 1968 par le mouvement ouvrier mené par les syndicats de l’Arsenal. Au programme, le débarquement de Normandie, les Vikings, le plus ancien squelette humain, Guillaume le Conquérant et le château fort de Cherbourg On dénombre 763 morts et 493 disparus. Aussi les compagnies Cunard Line (38 700 passagers en 1921, la moitié du trafic cherbourgeois), White Star Line (22 000 passagers, un quart du trafic), et Red Star Line commandent-elles, en 1922, à René Levavasseur l’hôtel Atlantique (aujourd'hui siège de la Chambre de commerce et d’industrie) pour recevoir les émigrants et interner ceux qui nécessitent quarantaine ou désinfection. Dès lors et jusqu’à la libération des accès du port d'Anvers en novembre 1944, le débarquement journalier des approvisionnements et du matériel militaire fait de Cherbourg le plus grand port du monde. En 1053, afin de lever l'excommunication qui pèse sur lui à la suite de son union avec sa cousine, Guillaume le Bâtard choisit Cherbourg avec Rouen, Caen et Bayeux, comme les quatre places importantes du duché pour recevoir une rente à perpétuité allouée à l'entretien d’une centaine de pauvres[10]. Le 16 août 1830, Charles X, détrôné, embarque pour l’exil au port militaire de Cherbourg sur le Great Britain, laissant la place à la Monarchie de Juillet. Il s'équipe alors de puissantes grues et de voies ferrées, posées par les prisonniers de guerre, pour faire face à l’augmentation des importations de charbon britannique et de pétrole texan. Le trafic y sera le double du port de New York. Les neuf portiques mobiles avec des passerelles à paliers variables disposés sur le quai de France permettent de débarquer les passagers directement dans la gare[37]. On y érige le casino (aujourd'hui disparu), l’église Saint-Clément à partir de 1853 (consacrée en 1856), l’hôpital dont la première pierre est posée en 1859. En 1803, Bonaparte décide de bâtir un nouvel arsenal à proximité du port militaire en projet, à l’Ouest de la ville. Le charbon est débarqué au port du Homet ; pour l’hydrocarbure, on construit un port pétrolier à Querqueville qui alimente les grands réservoirs de Brécourt. Avec la décision d'établir une rade artificielle par la construction d'une digue, puis l'établissement d'un port militaire, Cherbourg se développe fortement au XIXe siècle. Le 12 août, les remparts cèdent sous les attaques, et Jacques Cœur négocie la reddition qui intervient deux jours plus tard, par le versement de 2 000 écus à la garnison, et la libération du fils de Thomas Gower, commandant anglais du château. En 1777, deux projets lui sont présentés : l'ingénieur en chef des Ponts et chaussées et des ports de la généralité de Caen, Armand Lefebvre, prévoit dans le premier la fortification de la rade de Cherbourg autour du port de commerce agrandi. Les travaux de reconstruction commencent donc dès 1944, et l’effervescence autour du port profite à la ville qui ne subit pas le long pansement des plaies des autres villes du Cotentin. En 938[7], une flotte de 60 voiles menée par le roi danois Aigrold, déchu par son fils et chassé de ses terres, y débarque et Aigrold s'installe dans le Cotentin avec le consentement de Guillaume Longue-Épée. Mais le complot est découvert par les Anglais, qui tranchent la tête du troubadour sur la place du Château, le jour du sacre de Charles VII. Après une visite en 1811, Napoléon fait de Cherbourg une préfecture maritime, un chef-lieu d’arrondissement de la Manche et le siège d’un tribunal de première instance. Deux portes de flot le mettent en communication, l'un avec l'avant-port, l'autre avec le premier bassin. Les vestiges de villas gallo-romaines sur les Mielles et diverses découvertes de pièces du premier siècle de notre ère attestent de la présence humaine sur le territoire cherbourgeois à cette époque. En 1066, le comte de Cherbourg, Gerberot, et ses deux fils sont aux côtés de Guillaume lors de la bataille de Hastings[5]. Les historiens divergent sur les circonstances du siège. À la suite de ces ravages, Philippe le Bel fait fortifier la cité en 1300[5]. ». L'histoire du château de Cherbourg, qui n'existe plus de nos jours. Dès lors, le poids de l’armée ne cesse de diminuer, avec le départ de l’école d’administration de la Marine pour Toulon et la fermeture de l’hôpital maritime qui représentait 250 emplois. Blason de Charbourg-Octeville Port de pêche gaulois, devenu place forte à la pointe du Cotentin à partir des Romains, Cherbourg devient un enjeu stratégique de la guerre de Cent Ans. Dans les années 1990 naît le projet Fastship, qui consiste en un service transatlantique maritime entre le seul port américain de Philadelphie et le port du Cotentin assuré par des navires porte-conteneurs rapides. Le fort de l’est de la digue est détruit par la marine française. Les premiers travaux du XVIIIe siècle, qui avaient permis la canalisation de la Divette et du Trottebec, ainsi que le creusement du bassin du commerce, sont complétés par l’assèchement des marais du Cauchin sous la mandat de Collart, dont la place prend postérieurement le nom, avant d’être rebaptisée place Divette. Pour compléter les deux ports d’envergure que sont Brest sur l’Atlantique et Toulon sur la Méditerranée, Louis XIV désire édifier un nouveau port sur les côtes de la Manche, face à l’Angleterre, afin d’héberger les navires de passage. À la fin du mois d’août 1833, le Louxor, qui ramène de Thèbes l’obélisque de Louxor, mouille dans la rade avant de gagner Paris par la Seine et reçoit la visite de Louis-Philippe. À Noël 1969, l’épisode des vedettes de Cherbourg, où cinq vedettes lance-missiles destinées à Israël (mais sous embargo) sont détournées par les services secrets israéliens, a un retentissement mondial. L’Hôtel-dieu, détruit par les flammes cette même année, n'est reconstruit qu’en 1639. L'épouse de celui-ci fonde trois ans plus tard l’abbaye du Vœu[5]. En un mois, les troupes américaines du Fourth Major Port of Embarkation et celles françaises du corps des transports remettent en état le port, complètement rasé par les Allemands et les bombardements, qui peut alors accueillir les premiers Liberty Ships. Venant de Rochefort, le Bruix. Historique de l'hôpital PASTEUR de Cherbourg. Nel giugno del 1944, durante la Seconda guerra mondiale , la città e il suo porto furono teatro di una battaglia tra l'esercito tedesco e quello alleato, impegnato nell' Operazione Overlord . Il dissout le comité et le remplace par une Commission de surveillance aux pouvoirs répressifs élargis. L’essence traverse la Manche via le pipe line sous-marin PLUTO (Pipe Line Under The Ocean)[40]. Cherbourg est rendue à la France par les Américains le 14 octobre 1945. Aidé des Anglais, Montgomery débarque en mars à la Hougue à la tête de plusieurs milliers d'hommes, et prend Valognes, Carentan, Saint-Lô et Domfront. Construisant des navires à voile, puis à hélices jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’Arsenal se spécialise à partir de 1898, dans la construction de sous-marins. La rue du Port est une voie de Cherbourg-Octeville. Trop gros pour accoster sur les quais de la gare maritime inaugurée en 1912, les steamers doivent mouiller dans la partie ouest de la rade, onze transbordeurs assurant la navette. Port d'escale transatlantiques dans la première moitié du XXe siècle, Cherbourg est l'un des objectifs prioritaires des troupes américaines lors du débarquement de Normandie en 1944. En 887, saint Clair, débarquant du Kent, est ordonné prêtre à Cherbourg et établit un ermitage dans la forêt environnante[5]. En 1813, la digue du large qui fait de la rade de Cherbourg la plus grande rade artificielle au monde est achevée. L’arsenal et les forts de la digue résistent une journée de plus. Dès lors et jusqu’à la victoire de 1945, le débarquement journalier des approvisionnements et du matériel militaire fait de Cherbourg le plus grand port du monde. Son fonds ancien, constitué antérieurement à 1921, est clos ; il compte 10 000 livres, au contenu assez éclectique car il était destiné à parfaire la culture professionnelle et générale des officiers de la Marine militaire. Port de Cherbourg SAS est l'opérateur du port de commerce de Cherbourg-en-Cotentin, cette société assure le développement et la gestion des flux transmanche : ferry de passager et de fret du port de Cherbourg-en-Cotentin La nécessité vitale de Cherbourg pour le succès de la bataille de Normandie a permis au port d’être reconstruit par les Américains en une année. Jean-Claude Cloarec, « L’Affaire Leroy ». Le 30 novembre 1758, à la suite du « Grand Dérangement » et à la chute de Louisbourg, un navire britannique amène des déportés acadiens de l’Île Royale et l’Île Saint-Louis. Dernière possession anglaise en Normandie à la suite de la bataille de Formigny, la forteresse est une fois de plus assiégée.